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29. 07. 07. Summer Camp, One night show

Lucy Powell und Carla Åhlander | Joffroy Amaral | Matthias Beckmann | Cecile Belmont | Matthew Burbidge | Aleksander Cigale | Leif Erich Chistensen | Julien Collieux | Mathieu Dagorn | Pascal Danz | Stefan Davix | Kane Do | Asi Föcker | Anne Gathmann | Robert Gfader | Maurus Gmür | Massoud Graf-Hachenpour | Juro Grau | Julien Grenier | Mariola Groener | Birgit Haase | Irène Hug | Sofia Hùten | Peter Jap Lim | Markus Keibel | Vanessa Henn | Hervé Humbert | Pauline Kraneis| Wolf von Kries | Heimo Latner | Sabina Maria van der Linden | Janet Leyton-Grant | Stephane Magat | Gerhard Mantz | Wolfgang Mayer | Ariane Müller | Joe Neave | Julia Pfeiffer | Roseline Rannoch | Sylva Reichwein | Anne Rinn | Jan Rohlf | Florian Schmidt | Michael Schultze | Remco Schuurbiers | Ivan Seal | Fin de Semana | Catriona Shaw | Heidi Sill | Jaro Straub | Nikolas m. Theilgaard | Barbara Ueber | Eloise Ueber | Alex Wagner | Albert Weis | Julie Wiegand | Lilly Wiegand | Gernot Wieland | Barbara Wille | Florian Wüst

Sommer camp présenté cet été à la galerie visite ma tente, jouait tout d'abord le paris de l'éphémère, entre exposition et événement.

A l'origine il eut la rencontre avec le travail de Lucy Powell et particulièrement la pièce présente à sommer camp Extended mind pt. 1, qui m'offrait la possibilité de matérialiser, un possible positionnement critique du phénomène de l'exposition de groupe.Extended mind pt. 1, est la réappropriation par Lucy Powell d'une expérimentation parapsychologique menée dans les années 70. Celle-ci consistait à faire communiquer mentalement adulte et enfants, par le biais d'un objet transitionnel, vecteur du processus de transmission de pensée. L'enfant était sensé dessiner, grâce à la concentration que l'adulte lui transmettait mentalement, le jouet en peluche étant le symbole matériel de leur communication.

J'ai donc invité pour quarante huit heures, une soixantaine d'artistes pour lesquels le dessin est un élément important de leurs vocabulaires esthétiques, dans les quarante cinq mètres carrés de l'espace de la galerie Un marathon absurde.L'exposition se présentait d'une façon semi-conventionnelle, dans la mesure ou se melangeait deux types d'approche curatoriale caractéristique de leurs temps. L'une plutôt contemporaine consistant ici à réunir un certain nombre d'artistes autour d'un thème, l'autre se caractérisant par un accrochage dense à la manière de la présentation muséale du 19eme siècle. En filagramme, se dessinait un clin d'œil à la grosse machinerie des grandes expositions, à l'exposition de groupes, à la curation à thème. Sommer camp stigmatisait les écueils de telles manifestations, qui sont l'échantillonnage et l'illustration.

Malgré la pluie torrentielle, la soirée fut légère; Une farce d'été.

Marie-josé Ourtilane